Dakar 2011 Argentine – Chili

Dakar 2011 Argentine – Chili

20
janvier
2011

Gros plan sur l'équipage victorieux Nasser Al-Attiyah / Timo Gottschal.

Buenos Aires, dimanche 16 janvier : après treize étapes d’un Dakar particulièrement dur pour les pilotes et les machines, Nasser Al-Attiyah s’est laissé porter triomphalement sur le toit de son Race Touareg par son équipier Timo Gottschalk pour célébrer, devant des milliers de spectateurs, sa victoire dans le plus grand des rallyes raids. Cette scène conclut la belle aventure vécue par deux personnalités différentes qui, ensemble, ont réalisé quelque chose d’exceptionnel : remporter une première victoire sur le Dakar.

 

Tous deux ont joué un rôle important pour gagner ce redoutable marathon de 9 600 kilomètres qui s’est déroulé en Argentine et au Chili, depuis l’océan Atlantique jusqu’à l’océan Pacifique, en passant dans des régions où la chaleur était accablante ou en flirtant avec les sommets de la Cordillère des Andes. Tous deux ont réalisé leur rêve. A 15 ans, Nasser Al-Attiyah affirmait à son père qu’il allait gagner un jour le Dakar. A 40 ans, le Qatari a réussi à transformer ce rêve d’adolescent en réalité.

 

"Quand je suis monté pour la première fois dans une voiture à côté de Nasser, j’ai d’abord cru qu’il ne savait pas où se situait ses limites et qu’il pouvait les dépasser à tout instant, se souvient Timo Gottschalk au sujet de ses premiers essais menés en juin 2009, en Hongrie, avec le Volkswagen Race Touareg. " Mais au bout d’un moment, j’ai réalisé qu’il évalue parfaitement les risques, qu’il contrôle la voiture avec une dextérité incroyable et que son style de conduite n’est pas toujours maximum attack.”

 

Pour Al-Attiyah, qui fait équipe avec le navigateur allemand depuis le Rallye dos Sertões en 2009, l’osmose entre les deux sportifs est apparue d’emblée évidente. "Dès le début, c’était comme si nous avions travaillé ensemble depuis des années, déclare le distingué Nasser. Timo est comme un frère pour moi. Je peux m’appuyer complètement sur lui.” Et qui est le patron dans la voiture ? "A l’évidence, c’est Nasser,” répond Timo Gottschalk. "Mais je donne les directives.”

 

Gagner le Dakar représentait un but exceptionnel pour Nasser Al-Attiyah. Le Qatari a gardé libres deux places au centre de sa vitrine, la première pour y loger un trophée du Dakar, la seconde pour accueillir une médaille d’or qu’il rêve d’enlever aux Jeux Olympiques de Londres 2012. Nasser est en effet un champion de Skeet, une discipline de tir proche du ball-trap dans laquelle il a remporté de nombreuses victoires avec son équipe nationale ainsi qu’une quatrième place aux Jeux Olympiques d’Athènes 2004. Nasser s’entraine quotidiennement en vue de cet autre ambitieux objectif, quand son emploi du temps lui permet : cet expert en pilotage est un grand voyageur qui ne passe pas beaucoup de temps chez lui dans le désert des Emirats. En plus de ses activités de pilote officiel pour Volkswagen, il participe régulièrement au Championnat du Monde des Rallyes ainsi qu’au Championnat des Rallyes du Moyen-Orient. Et avec succès : Al-Attiyah a déjà enlevé six titres dans des rallyes traditionnels. En juin 2010, il a remporté sa catégorie aux 24 Heures du Nürburgring au volant d’une Volkswagen Scirocco GT24-CNG concourant parmi les véhicules à énergie alternative.

 

Pourquoi le Dakar occupe-t-il une place si importante aux yeux de Nasser Al-Attiyah? "Le Dakar est la plus dure des épreuves en sports mécaniques et c’est mon rallye favori. Il n’y a pas de meilleur cadre pour prouver ce dont vous êtes capable.” Cette année, Nasser a montré qu’il a su porter ses attaques aux bons moments." Nasser a piloté avec beaucoup d’intelligence et de clairvoyance,” se félicite Timo Gottschalk. "Il a même accepté de perdre du temps dans les portions caillouteuses pour éviter d’endommager les pneus et s’est au contraire montré très offensif dans les dunes où il se sent particulièrement à son aise. Cela a été une des clefs de la victoire.”

 

Timo Gottschalk : un travailleur méticuleux avec les pieds bien sur terre

 

"Timo sait me calmer quand cela s’avère nécessaire. C’est un garçon calme, équilibré et honnête, décrit Nasser Al-Attiyah.” Le travail méticuleux de Timo Gottschalk a compté dans le succès. Comme tous les copilotes, après chaque étape, déjà très éprouvante, du Dakar, Timo a passé ses soirées ou les premières heures du jour à préparer avec le plus grand soin son road-book pour la spéciale suivante. "C’est un travail extrêmement fatiguant durant lequel vous vous demandez, au moins une fois par jour, pourquoi vous le faites ! Mais quand vous atteignez votre but, vous trouvez la réponse. Gagner le Dakar procure un sentiment incroyable.”

 

En plus de son travail de copilote dans l’équipe Volkswagen, Timo Gottschalk, ingénieur de formation, dirige un atelier pour autos et motos dans sa ville de Rheinsberg. Le succès du Dakar ne risque pas de lui monter à la tête car Timo a les deux pieds fermement ancrés au sol. Et il a trouvé le bonheur avec sa compagne, Ine, aux côtés de laquelle il vit, avec sa fille, dans leur maison de Rheinsberg. "J’ai trouvé l’environnement familial parfait, qui me donne beaucoup d’énergie et de soutien et constitue un contraste avec l’univers trépident de la course automobile.”

 

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