Interview de Benjamin NOIROT

Interview de Benjamin NOIROT

18
avril
2014

Benjamin NOIROT - talonneur au RC Toulon  : « si on vient à Toulon, c’est pour gagner des titres  »

Un Bourguignon à Toulon, ou l’histoire du demi de mêlée dijonnais aujourd’hui talonneur au RCT.
Parcourons la carrière de Benjamin Noirot, un rugbyman qui met son talent au service de l’équipe pour… gagner.

Malgré de nombreux essais dans plusieurs sports, notamment le handball à Dijon, vous êtes resté fidèle au rugby. Pourquoi ?

J’avais six ans lorsque j’ai touché mon premier ballon de rugby pour faire plaisir à un copain qui m’avait demandé de venir jouer avec lui. Je me rappelle, c’était à Dijon, d’où je suis natif, et c’est plus particulièrement au Rugby club dijonnais que j’ai fait mes premières armes.
Puis, à l’âge de 14 ans, alors que j’étais un « touche à tout » en matière de sports, ma dominante a toujours été le rugby que j’ai ensuite pratiqué au Stade dijonnais, le club phare de la ville. Je jouais demi de mêlée, mais ce que j’ai surtout apprécié, en dehors du fait d’avoir un bon éducateur, c’est qu’il y avait un bon esprit de camaraderie, un esprit de partage dans un sport où les contacts sont nombreux, mais où on peut se faire respecter grâce aux règles du jeu.

Et puis, un test concluant à Dax vous fait rentrer dans le grand bain, n’est-ce pas ?

Eh oui. Mais si j’ai choisi Dax ce n’est pas par hasard. Après une journée de détection concluante avec l’entraîneur Jean-Louis Luneau, un Bourguignon comme moi, le contact est passé et j’ai tenté l’expérience. Dax a été un tournant dans ma formation et comme il régnait une excellente ambiance dans le club cela m’a permis de me plonger pour de bon dans le rugby.
Alors que j’étudiais mon BTS de comptabilité en alternance, c’est également à l’USD que j’ai signé mon premier contrat pro.

Après un cycle de cinq années avec les Dacquois, où vous ne passez pas inaperçu au bon sens du terme, vous franchissez un nouveau cap en rejoignant Biarritz, puis en signant au Racing Métro 92. Que vous reste t-il de toutes ces belles heures ?

Oh ! Plein de souvenirs. D’abord, partout où je suis passé j’ai remporté des titres. Mais ce qui est important c’est qu’à Biarritz, par exemple, j’ai eu l’occasion de côtoyer des grands joueurs, notamment en 2006 où nous avons gagné le Bouclier de Brennus (ndlr : championnat de France des clubs) face au Stade toulousain. La même année nous avons également été finalistes de la Coupe d’Europe et je me souviens qu’en évoluant à côté de joueurs expérimentés, on apprend beaucoup.
A Paris, au Racing Métro 92, c’est le projet mis en place par les dirigeants qui m’a attiré. Ils savaient faire les choses comme il faut et ont mis tous les moyens en œuvre pour y arriver. D’ailleurs, aujourd’hui, on peut voir la belle évolution. C’est lorsque je portais les couleurs du Racing que j’ai décroché ma première sélection en équipe de France. A ce jour, j’en ai qu’une, mais elle est là et j’en suis fier.

Dijon, Dax, Biarritz, le Racing-Métro et vous voilà maintenant à Toulon. Quels ont été les facteurs déclencheurs qui ont orienté votre choix ?

J’avais reçu plusieurs propositions, notamment de Bayonne et de Grenoble, et lorsque Bernard Laporte m’a appelé, alors que je ne le connaissais pas particulièrement, je dois reconnaître que la proposition du RCT a été la plus alléchante.
Tout cela s’est fait rapidement et après être descendu à Toulon, j’ai pris la décision de signer au RCT. Vous savez, lorsque l’on décide de porter les couleurs « rouge et noir », on sait que c’est pour gagner des titres et, en fait, c’est ça qui me fait envie. C’est le rêve de tous les joueurs de rugby…  

Vous avez posé vos valises le 20 juin 2013, pour être précis, mais comment s’est fait votre intégration, notamment avec le public ?

Très bien avec les joueurs et l’encadrement comme avec le public. Il est certain qu’ici, à Toulon, vous échangez avec le public. Les supporters vous transmettent leur passion, leur enthousiasme et, sincèrement, il y a beaucoup de bonheur lorsque vous rentrer sur le terrain et que vous portez les couleurs du RCT.

Un public qui n’est pas toujours facile ?

Oh, vous savez, je suis quelqu’un d’assez discret et simple et je vous avoue que je ne suis pas trop embêté. Je suis assez tranquille, sauf quand je sors de ma Volkswagen car s’est écrit dessus…

On parle souvent des « stars » du RCT. Quel est votre regard vous partagez la même activité professionnelle ?

Il faut être clair, celui qui me marque le plus c’est Jonny (ndlr : l’Anglais Wilkinson) car c’est l’extrême du professionnalisme. Je pense qu’il en fait beaucoup et d’ailleurs peut-être même trop à mon goût. Cependant, on ne peut pas lui reprocher d’en faire plutôt trop que pas assez. Maintenant, il est certain qu’au contact des grands joueurs on en apprend tous les jours.

Mais avez-vous des affinités avec certains de vos coéquipiers ?

Oui avec Emmanuel Felsina et Steffon Armitage.

Qui dit RC Toulon, dit titre(s). Seriez-vous déçu si, cette année, vous passiez à côté des podiums ?
Il est vrai que j’aurai une certaine déception car avec l’effectif que l’on a on doit arriver à disputer les phases finales et aller le plus loin possible. Il y a un fort potentiel dans l’équipe, mais après il faut qu’il y ait une certaine osmose dans le groupe et que le partenaire joue pour l’équipe et ça, c’est ce qui est le plus dur à réaliser.

Si le rugby est votre activité majeure, comment occupez-vous le reste de votre temps ?

Je fais plein de choses… Je joue de la guitare depuis l’âge de 17 ans. Cela fait maintenant quatre ans que je peins et que je réalise des toiles abstraites. J’organise régulièrement des expositions, j’en suis à six et vous pouvez consulter mon site internet : www.bnart.fr.

Le golf, je suis handicap 20, est également un sport que je pratique sur le parcours de Valgarde tout comme la pêche en mer lors des vacances sans oublier le diplôme d’état d’entraîneur de rugby que je passe actuellement.

Volkswagen, partenaire du RC Toulon, comment ressentez-vous l’implication de la marque allemande ?

Je peux vous garantir que la présence de Volkswagen est importante tant dans le club, que dans la ville. L’image du club est forte et partout ou le RCT est affiché, il y a une identité qui est relié avec la marque. En plus, il y a de nombreuses opérations avec les partenaires et on parle de Volkswagen.

Et vous, Benjamin, en quoi roulez-vous ?

Après avoir eu un Tiguan, je roule aujourd’hui dans une Golf 7 blanche et ça me convient parfaitement. Il faudrait être difficile pour ne pas aimer une voiture qui a toutes les options possibles et qui développe 150 cv. Je dois reconnaître qu’on commence à se faire plaisir avec ce genre de voiture tout en restant raisonnable. Et puis, pour la petite histoire, sachez que j’ai toujours roulé en Volkswagen car j’apprécie beaucoup la fiabilité et la résistance des véhicules VW.

Interview réalisée par Dominique ROUDY


CV… express

Nom : NOIROT
Prénom : Benjamin
Taille : 1,83 m - Poids : 105 kg
Né le 17 décembre 1980 à Dijon (21)
Place sur le terrain : talonneur

Carrière de joueur :

- avant 1995 : Rugby club dijonnais
- de 1995 à 2000 : Stade dijonnais

- 2000 à 2005 : US Dax
- 2005 à 2009 : Biarritz olympique
- 2009 à 2013 : Racing Métro 92

- depuis juin 2013 : RC Toulon

Carrière en équipe de France :

- Equipe de France : 1 sélection le 13 novembre 2010 contre l’équipe des Fidji

Titres :

- 2006 : champion de France avec Biarritz (ndlr : victoire face au Stade toulousain) et finaliste de la Coupe d’Europe

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