Rallye Aïcha des Gazelles 

Rallye Aïcha des Gazelles 

15
avril
2015

Le 25ème Rallye des Gazelles s’est achevé au pied des dunes

 

Une course 100% féminine et solidaire pour une traversée de 2 500 kilomètres au coeur du désert marocain : c’est le défi – semé d’embuches- auxquelles se sont confrontées les 300 participantes du 25ème Rallye Aïcha des Gazelles.

 

Plusieurs équipages Volkswagen, dans les deux catégories, 4x4 et expertes, étaient au rendez-vous de cette course unique en son genre.  En 6 étapes, les gazelles ont pu affronter à la fois la neige, les étendues désertiques et les légendaires dunes de Merzouga.

 

Des étapes lors desquelles elles n’ont rien lâché. Sans GPS et avec l’objectif de réaliser le moins de kilomètres possible, ce raid, véritable course d’orientation, était pourtant ardu. Six étapes, aux enjeux et difficultés variées, ont permis de départager les meilleurs équipages.

 

Retour sur ces épisodes 

 

Après un prologue diluvien, 150,6 km et 7 balises devaient être atteintes  par les gazelles pour la première étape du rallye, constituée d’un parcours en boucle autour de Mech Irdane. Après un lever à 4hdu matin, le parcours était très long : s’il ne présentait pas de difficulté particulière, gare aux erreurs d’orientation : les gazelles s’en sortent bien, et du côté des Expertes, Jeanette James et Anne-Marie Borg (équipage 403 en Amarok) assurent en descendant des pentes très accentuées avec élégance. Elles arrivent même en tête du classement !

 

Cap ensuite sur Nejjakh pour la deuxième étape du rallye. 190 km de  « chou-fleur », cette mousse végétale qui accumule de la poussière, devenant dure comme la pierre.  Les crevaisons sont nombreuses et comme le soulignent Patricia Morincome et Charlène Robert (équipage 163 en Amarok) : « Il est difficile de se repérer. ». C’est donc fatiguées que les gazelles terminent ce parcours.

 

Pourtant, elles n’étaient pas au bout du de leurs efforts : une autre étape en boucle les attendait : elles devaient, pour cette troisième étape, affronter L'Erg Chebbi, des dunes gigantesques pouvant atteindre  plus de 400 mètres. Si le plaisir était au rendez-vous, les « tankages » et erreurs de pilotage aussi…

 

Après cet épisode au milieu des collines de sable, la quatrième étape qui attendait les gazelles était l’une des plus sportives, puisqu’il s’agissait de la première étape marathon, avec un temps de parcours estimé à 20H00. L’objectif ? Relier Mech Irdane à Oulad Drïss. Plus de 335 kilomètres en autonomie totale, sans assistance mécanique le soir ni ravitaillement carburant et surtout, 13 balises à valider sur les deux jours...Si certaines ont été découragées ou ont connu de grandes difficultés, ça n’a pas été le cas de l’équipage 403 qui a remporté l’étape avec brio.

 

Pas question pour autant de se relâcher pour la cinquième étape : une autre folle journée se préparait pour les gazelles, puisqu’un second marathon les attendait. Un véritable défi puisque l’équipage 161 par exemple n’a eu que trente minutes entre les étapes !  Au cours de cet épisode elles ont pu explorer la région de Mhamid, reliant Oulad Driss à Foum-Zuid, ses collines,  son oued Draa… et puisque le vent était de la partie : ses tempêtes.. Si les ensablements se sont succédés, la solidarité était elle aussi au rendez-vous : on aura ainsi pu voir l’équipage 403 tenter un sauvetage du 438. De beaux moments, même si c’est à bout de forces que les gazelles ont rejoint le bivouac.

 

Enfin, la sixième et dernière étape : une boucle Foum-Zguid - Foum-Zguid, une étape courte, mais dans lequel le podium pouvait se jouer.  C’est d’ailleurs ce qui s’est passé, puisque si Jeannette James et Anne-Marie Borg remportent l’étape, elles terminent cependant secondes au classement général, derrière Carole Montillet et Valérie Dot. « Nous avons seulement effectué deux kilomètres de plus que le 407 sur une distance cumulée de plus de 1 500 kilomètres ! » s’exclame ainsi Jeanette James. Plus de bons souvenirs que de regrets cependant.

 

 Car à l’heure du bilan, toutes les participantes déclarent être ressorties  grandies tant humainement que techniquement  de cette expérience.

 

 Comme l’expriment Sabrina Renard et Sophie Landriève de l’équipage 162 « Au départ, la navigation n’était pas évidente. Nous avons fait de réels progrès qui nous ont permis de boucler des étapes complètes ». Mêmes échos de la part de Maud Garnier et Laëtitia Bléger (qui forment l’équipage 405), qui en sont à leur onzième participation et continuent, dans la bonne humeur, à apprendre. A la fin de la course, elles s’enthousiasment ainsi : « Nous sommes parvenues à trouver toutes les balises durant l’ensemble du Rallye. C’est la première fois que nous y arrivons ».

 

Si certaines sont déçues, comme Elisabete Jacinto et France Clèves (de l’équipage 402), qui malgré leurs excellentes performances ont manqué de peu le podium faute d’être parvenue à trouver la sixième et dernière balise, toutes les gazelles tirent un bilan positif de la course. Elles saluent unanimement les mécaniciens de l’équipe qui leur ont permis de réaliser le rallye dans les meilleures conditions. Christophe Jaffray, responsable mécanique de l’équipe, le concède : « Au fil des participations, nous avons réalisé des améliorations sur les voitures, qui ont porté leurs fruits. ».

 

Les Amarok ont ainsi contribué au succès de l’équipage 403, qui finit deuxième dans la catégorie expert, une très belle performance.

 

C’est donc dans la bonne humeur et des étoiles plein les yeux que s’est achevée cette 25ème édition, avec une fête de clôture dans le désert. 

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